La vie est une succession de choix

Une famille opte pour l'instruction en famille

Depuis janvier 2020, nous avons fait le choix de tester l’instruction en famille, jusqu’à l’été prochain.

Cette décision est le résultat d’une réflexion latente, qui fait son chemin depuis plusieurs années sans que je m’en rende forcément compte… Certains éléments récents m’ont aidée à franchir le pas, comme ça, en cours d’année scolaire, entre autre simplement parce que… c’est possible !

J’ai d’abord cru que j’arriverai à tout mener de front (on est utopiste, ou pas 🙂 ), mais je me rends compte que nous avons aujourd’hui besoin de temps pour prendre nos marques dans ce nouveau rythme, et je ne vais pas pouvoir continuer à alimenter ce blog comme j’avais l’habitude de le faire…

Pour l’instant, je ne sais absolument pas combien de temps cela va prendre, mais, comme me l’a très justement fait remarquer mon cher et tendre, « c’est mieux quand c’est clair » !

Je vais donc mettre en stand by les publications hebdomadaires jusqu’en septembre 2020… en espérant que cela ne vous désespère pas trop :p
Je ne manquerais pas de vous faire signe, si je me sens prête avant……!

En attendant, prenez bien soin de vous, de ceux qui vous entourent, et de la Planète !

LOVE,

F.

 

Projections parentales

Une maman comprend de travers ce que lui dit son fils

Ah mais oui ! C’est ça, bien sûr : L’Ego n’est qu’un jeu ! C’est vrai :
Jeu dangereux, de société, jeu interdit ou toléré
Tour à tour utile ou futile, jeu solitaire ou à plusieurs
Avec ses règles et ses champions… et aussi ses mauvais joueurs
– Allez viens mon ami, on va jouer à l’Ego : je suis plus fort que toi et c’est moi qu’ai raison.
– D’accord je veux bien jouer, mais à deux conditions : je n’aurai jamais tort et je ne perdrai pas.
Na !

Etienne GdE

Star dans l’âme

Une petite fille rejoint sa famille déjà attablée

A star is born………..

Charmante enfance,

Si sûre d’elle,
Ou bien : silence,
Brisées les ailes.
Cruelle ou tendre
Sombre ou volage
L’enfance c’est attendre
Ou bien : sauter sur un nuage
Précieux aplomb,
Pudeur nature,
Expression
Ou bien : armure
L’enfance recule lorsqu’on l’effraie
Et lorsqu’on l’aime, alors elle danse
Osez, osez, enfants, osez !
Nous les aimons, vos arrogances,
Vos timides corps empêchés,
Vos maladroites adolescences,
Vos rêves de lune, de fusées !
Bousculez nos vieilles croyances
Nous sommes si vieux, si fâchés,
Que votre pureté nous blesse
Nous pensons : l’enfance est bassesse
Ou bien : serait-ce là la sainteté ?
Etienne GdE

Transfert de capacités

Des chaussures qui courent vite ? Quelle lucidité !

Car c’est parfois l’objet qui prolonge le corps.

L’externalisation d’une tâche, qui la rend plus concrète, voire réalisable.
Déléguer à l’objet la compétence interne autorise en ce cas à accomplir bien mieux.
Prétexte, transfert, gri-gri, excuse, porte-bonheur, l’objet incarne ce que nous n’assumerions pas de réussir.
L’artisan humble s’efface derrière son outil. L’enfant qui cherche sa force, la trouve à l’extérieur.
Pourtant c’est bien son pied qui tourne vite, vite; et la main du sculpteur qui taille à même la pierre.
Aussi quand l’exploit nous intimide, le matériel s’en contrefiche. L’objet endosse sans honte, sans pudeur déplacée, sans modestie aucune, l’attribution des palmes. La pub et les sponsors l’ont tellement bien compris… les sportifs-sandwichs, quand la compétition tourne en leur faveur, ont pour première mission de montrer leur objet, de relayer la marque, afin d’associer dans la tête du spectateur envieux, la performance aux skis, la victoire aux chaussures, et la palme au maillot. Les athlètes grecs et nus devaient-ils mentionner la marque de l’huile dont leur corps était oint ?
L’enfant est l’autre victime, privilégiée si l’on peut dire, de tant de spots publicistes qui le draguent et assènent que telle chose apporte tel super-pouvoir, que tel machin lui permet d’être plus et mieux.
Le règne de l’objet, jusque dans le langage. Des chaussures qui courent vite, dans la bouche de l’enfant, c’est adorable et drôle, et on peut lui laisser. Mais on pourrait aussi le laisser va-nu-pieds, dans sa belle nature, et avant toute chose, être l’objet vivant … de toute notre affection !
Etienne GdE